Un projet ambitieux pour le transport de GPL
Les responsables du canal de Panama planifient la construction d’un gazoduc destiné à transporter du gaz de pétrole liquéfié (GPL) le long de cette voie maritime stratégique. Ce projet vise à acheminer jusqu’à un million de barils par jour de GPL pour répondre à la demande mondiale croissante, avec un focus particulier sur les besoins domestiques et industriels du Japon.
L’initiative s’inscrit dans une stratégie de diversification des opérations du canal, renforcée par une décision de justice de 2024 autorisant son expansion. Face à la sécheresse affectant les niveaux d’eau, un réservoir est également envisagé, mais le gazoduc apparaît comme une solution clé pour assurer la pérennité de cette infrastructure vitale.
Le Japon, un marché prioritaire
Le Japon, grand consommateur de GPL, est au cœur de ce projet. Ricaurte Vasquez, administrateur du canal de Panama, a souligné que le gazoduc pourrait transporter jusqu’à un million de barils par jour, bien que la demande globale dépasse ce volume. « Satisfaire les besoins mondiaux en transport de gaz via le Panama est une priorité complexe », a-t-il déclaré, mettant en avant l’importance stratégique de cette infrastructure.
Tensions internationales et accord avec BlackRock
Ce projet intervient dans un climat de tensions entre les États-Unis et le Panama. Le président américain Donald Trump a récemment revendiqué une récupération du canal, une idée fermement rejetée par le président panaméen Jose Raul Mulino. Parallèlement, un accord notable a été conclu avec la société américaine BlackRock, qui a acquis la majorité des activités portuaires du conglomérat hongkongais CK Hutchison, y compris des actifs près du canal. Cet accord couvre également des participations dans 43 ports répartis dans 23 pays.
Perspectives : un trafic de GPL en forte hausse
Les études préliminaires estiment que le trafic de GPL via le canal pourrait atteindre deux millions de barils par jour d’ici dix ans. Une décision finale sur le projet de gazoduc est attendue dans les 12 prochains mois. En parallèle, 8 milliards de dollars d’investissements sont prévus au cours de la prochaine décennie pour des projets d’infrastructure et de développement durable.